C'est aux portes ouvertes de la Ferme nos Pilifs que j'ai fait la rencontre de Jacob Hasbun, un jardinier écoresponsable, utilisateur des EM dans son jardin.

Il m'a fait partie d'un essai réalisé avec l'association Semance. Le comptoir Semance est actif au sud de Bruxelles, à plusieurs endroits entre Uccle et Beersel. Ce sont des terrains institutionnels, comme la Ferme Rose, ou des terrains privés, de la rue de la Cueillette ou de la rue Nijsberg. Ces terres sont généreusement mises à disposition, par leurs propriétaires, à Semance pour la production de semences. Chaque terre ou lieu à une histoire spécifique autour de lui, car chacun d'eux présente une particularité bien définie et un contexte social ou de quartier spécifique.

Jacob et ses collègues sont partis d'un constat

On constate souvent une présence excessive et persistante de gastéropodes dans les jardins et les champs potagers, notamment en ville, ce qui peut être considéré comme un marqueur sensible des conditions de « stress oxydatif » du sol. Lorsque le sol est pollué, un stress biotique se produit, les racines et les plantes sont assiégées par des attaques extérieures. Il est tentant d'en sortir l'affirmation que les gastéropodes ne répondent qu'à l'appel des sols dégradés, et y courent pour effectuer les tâches de rééquilibrage et de récupération qu'exigent cette situation de dégradation des terres.

C'est en prenant appui sur ces réflexions qu'ils ont retenu l'hypothèse « qu'un sol en bon état, suffisamment dépollué et présentant une situation microbiologique équilibrée, riche et vivante, ne suscite pas la présence (massive) des gastéropodes, ces hôtes encombrants, dont il n'aurait alors aucune utilité ».

Dans le cadre de son hypothèse de travail, Semance a voulu tester l’utilité des micro-organismes efficaces comme moyen de contrôler ces effets indésirables. En janvier 2022, l'association a lancé une expérience pilote dans différents lieux de Bruxelles et des environs, notamment à la Ferme Rose. Le protocole de contrôle permanent des gastéropodes, appliqué par Semance, repose sur l'idée qu'un certain état du sol agit comme « facteur facilitateur » dans la prolifération effrénée des limaces et des escargots.

Leur objectif était de stopper le cycle de reproduction des limaces (au niveau des œufs) en saturant le sol d’anti-oxydants et en intervenant sur le pH de ce dernier grâce aux EM®.

Pendant deux mois, ils ont arrosé toutes les semaines les emplacements stratégiques avec une dilution de Microferm à 4% . C'est-à-dire, les endroits humides et couverts (où les limaces pondent à la fin de l'été et de l'hiver), les points d'humidité proches des planches de cultures, des zones dallées, etc. ont également supprimé manuellement les limaces de l'année précédente (car les limaces vivent en moyenne 18 mois) et recouvertes les parcelles de carton pendant l'hiver pour les piéger.

Les œufs ne sont pas créés à éclore dans un milieu désoxydé et assaini (contrairement aux œufs d'insectes bénéfiques).

Après ces deux mois, ils ont arrosé deux fois par mois l'ensemble du terrain avec une dilution à 2% du produit Microferm.

Dès la fin mars, ils ont constaté que leurs semis de pleine terre n’avaient subi aucune attaque. 

Mais cela ne s’arrêterait pas qu’aux œufs. En effet, ils ont constaté un curieux phénomène : les limaces adultes, qui s’étaient faufilées au milieu des premiers semis n’y touchaient pas. Même lors des périodes de pluies. Les périodes de pluies soutenues de cet automne se sont succédées sans que pour autant ils y aient pu entrapercevoir la moindre limace. Un jardin absolument déserté par les limaces, un rêve devenu réalité ! Ainsi, leur hypothèse a été confirmée : " Les œufs de gastéropodes n'éclosent pas dans un environnement aseptisé et bien symbiotique (contrairement aux œufs d'insectes utiles).

Leur conclusion est celle-ci : « en arrosant pendant quelques mois les jardins avec une solution d’EM®, vous pouvez vous attendre à trois résultats concomitants :
- la rupture du cycle reproductif des limaces et des escargots ;
- la jugulation de la voracité des limaces adultes (en attendant leur disparition définitive) ;
- la dépollution, enrichissement et redynamisation du sol.
Soit, d’une pierre trois coups ! »

N’ayant pas voulu croire trop vite à leur réussite, ils ont attendu les épisodes fortement pluvieux pour conforter leurs conclusions prometteuses. 

« La bonne tenue de notre expérimentation pendant les averses et les orages survenus entre avril et fin juin a fini par nous persuader que nous avions gagné notre pari.
Après six mois d’observation, nous pouvons estimer, en cette fin d’été 2022, que notre expérience a validé l’hypothèse de l’état oxydatif du sol comme facteur facilitateur de la présence massive des gastéropodes dans nos jardins et potagers. L’image emblématique de notre expérience est indubitablement celle d’un hosta, la plante dont les limaces raffolent peut-être le plus, que nous avions posée au milieu du terrain comme plante-témoin : elle n’a jamais été attaquée pendant la période d’observation.
Nous n’ignorons pas, et nous tenons à le dire et à le reconnaître sans ambigüité, que les concepts, raisonnements et autres interprétations que nous avons maniés dans la conception de notre hypothèse de travail et de son protocole, ainsi que dans la présentation que nous en faisons ici, ne sont, entre les mains des expérimentateurs amateurs que nous sommes, que des outils empiriques très approximatifs et qui prêtent à discussion : ils valent ce qu’ils valent. Ce sur quoi, en revanche, nous tenons à attirer l’attention, c’est sur la corrélation qui s’est manifestée, à la faveur de cette expérience, entre la sursaturation du sol en antioxydants (micro-organismes efficaces) et le résultat que nous poursuivions au moyen de notre protocole : la rupture du cycle reproductif des gastéropodes et leur élimination permanente d’un terrain donné. »

Il s'agit d'une solution anti-limaces "dans l'œuf", littéralement. C'est une solution pour freiner l'excès de limaces. Deux autres avantages supplémentaires sont : premièrement, que EM® nettoie et régénère le sol et, deuxièmement, qu'il est très simple et abordable. Il est également agréable de savoir que cette méthode ne tue ni ne rend malade aucun escargot ! Une manière bien plus douce que de les combattre avec du sel, du vinaigre ou des nématodes.

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