Sur un pâturage, qu’il y ait des vaches ou non, des millions d’autres « animaux » doivent encore être nourris. Ce n’est pas toujours évident pour l’agriculteur. De nombreux conseillers viennent à la ferme avec de bonnes intentions, mais ils ne comprennent pas toujours la vie du sol. C’est complexe, mais en même temps assez simple : si vous nourrissez le sol, les plantes poussent. Le fumier est donc indispensable, mais la question est : comment l’utiliser ? Est-ce que le fumier est déjà correct à la sortie de l’animal ou y a-t-il eu un problème avec l’alimentation ?
J’utilise parfois le slogan « De la terre à la bouche ». Si l’animal est bien nourri, le fumier est bon pour le sol. Si ce fumier est ensuite bien traité (pas laissé pourrir, mais mûri), il devient un excellent aliment pour la vie du sol. Et cette vie du sol agit comme catalyseur pour nourrir la plante, qui deviendra ensuite nourriture pour la vache. Ainsi, le cycle est complet. Mais si l’on interfère avec trop de fumier ou d’engrais chimique, la vie du sol disparaît. Heureusement, on peut toujours revenir en arrière : la nature a un pouvoir régénératif immense. Je vois donc encore des opportunités pour l’élevage et l’agriculture en Belgique et aux Pays-Bas.
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